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Groupe de travail sur la science ouverte du G7

Posted by on Dec 1, 2017 in Observations, Observations and Responses | No Comments

Cet article a été écrit par Sarah Milligan.

En bref

Titre Annexe 4: Groupe d’experts sur la science ouverte du G7
Créateurs Groupe de travail du G7 sur la science ouverte
Date de publication 2017-09-28
Mots clés science ouverte; recommandations; gestion des données numérique; politique internationale; données ouvertes

Lors d’une réunion à Tsukuba, au Japon, en mai 2016, les ministres des sciences du G7[1] ont créé un Groupe de travail sur la science ouverte en reconnaissance du besoin croissant de partager des principes internationaux communs pour la science ouverte et de mettre ces principes en pratique via le libre accès aux publications savantes et les données ouvertes (s.p.).

Ce groupe avait l’objectif de partager des politiques scientifiques ouvertes, explorer des structures d’incitation favorables et identifier les bonnes pratiques pour promouvoir un accès accru aux résultats de la recherche financée par des fonds publics, y compris des données scientifiques et des publications (s.p.). Les ministres des sciences ont également soutenu la promotion de la coordination et de la collaboration internationales en vue de développer une infrastructure appropriée pour soutenir la science ouverte, le libre accès et les données ouvertes.

Lorsque le Groupe de travail du G7 sur la science ouverte s’est réuni à Turin, en Italie, en septembre 2017, ils ont reconnu l’importance d’une approche internationale pour accélérer et assurer la cohérence de la transition vers la science ouverte (s.p.). Ils ont recommandé une approche commune avec chaque pays du G7 afin de trouver des domaines d’action communs pour soutenir une mise en œuvre plus efficace des pratiques scientifiques ouvertes (s.p.). En particulier, le Groupe de travail ont concentré ses efforts sur deux aspects particuliers de la science ouverte : les récompense et l’infrastructure.

Pour le premier, le Groupe de travail a identifié son ambition de favoriser un environnement de recherche dans lequel l’avancement professionnel tient compte des activités scientifiques ouvertes, part des motivations et des récompenses pour les chercheurs, et valoriser les compétences et les capacités de la main-d’œuvre de la science ouverte (s.p.). Le Groupe de travail a recommandé que chaque nation examine son système d’évaluation et de récompense de la recherche en vue d’envisager des activités scientifiques ouvertes. Par exemple, les activités de la science ouverte pourraient être reconnues et récompensées au niveau du financement et lors des examens de carrière ; les activités traditionnellement sous-évaluées, comme la conservation et la gestion des données, pourraient être reconnues ; et des métriques pourraient être créées pour les pratiques de la science ouverte.

La deuxième ambition du Groupe de travail est que tous les chercheurs sont en mesure de déposer, accéder et analyser des données scientifiques à travers les disciplines et à l’échelle internationale. La gestion des données de recherche adhère aux principes FAIR selon lesquels les données sont trouvables, accessibles, interopérables et réutilisables (En anglais : Findable, Accessible, Interoperable and Reusable) (s.p.). Les recommandations au niveau national comprennent l’élaboration de plans de gestion de données avec de nouveaux projets de recherche, le développement d’interfaces et de normes communes, et des approches de soutien qui maximisent l’accessibilité et la préservation à long terme.

Les Ministres des sciences G7 ont approuvé les recommandations du Groupe de travail et a encouragé le Groupe de travail à rendre compte des mesures prises par les membres du G7 lors de la prochaine réunion des ministres de sciences.

Les recommandations du Groupe de travail sont généralement conformes aux recommandations canadiennes et internationales sur la science ouverte et la gestion des données. La « Déclaration de principes des trois organismes sur la gestion des données numériques », par exemple, présente les attentes en matière de meilleures pratiques en matière de gestion et de préservation des données de recherche. De même, le projet RECODE axé sur l’Europe recommande de développer des politiques qui récompensent les chercheurs qui créent des données ouvertes, ainsi que de développer des infrastructures qui prennent en charge le libre accès aux données.

Suivant le réunion, l’Association des bibliothèques de recherche du Canada (ABRC) a publié un communiqué intitulé, « L’ABRC reconnaît l’appui à la science ouverte déclaré par les ministres des Sciences du G7 ». L’ABRC fait remarquer que les domaines d’action soulignés par le groupe de travail correspondent aux priorités de sa feuille de route de la communication savante. Selon l’ABRC :

BLOCK « Il est assurément possible de miser sur le succès de la Politique des trois organismes sur le libre accès aux publications, d’élaborer de nouvelles initiatives et mesures incitatives pour garantir un virage à grande échelle vers la science ouverte, de favoriser un changement de culture et de bâtir des infrastructures de soutien pour la gestion efficace et efficiente de la recherche menée selon les principes de la science ouverte. » (s.p).

Ce type de focalisation international sur la science ouverte n’est pas nouveau. Dans sa « Déclaration sur la science et l’utilisation du savoir scientifique », l’UNESCO a réitéré à plusieurs reprises l’importance du partage des connaissances scientifiques. En 2015, l’Organisation de coopération et de développement économiques a publié un rapport intitulé, « Faire de la « Science ouverte » une réalité ». Bien que les ministres des sciences du G7 / 8 ne se soient rencontrés que cinq fois, les données de recherche scientifique ouvertes ont été abordées depuis leur deuxième réunion en 2013, lorsqu’elles soutenaient le principe selon lequel « dans la plus grande mesure et avec le moins de contraintes possibles, les données de recherche devraient être ouvertes » (s.p.). Cependant, les recommandations concrètes fournies par le Groupe de travail représentent un tournant décisif vers l’action.

[1] Le G7 se compose du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni et des États-Unis. L’union européennes est aussi représenté.

Liste des références

Association des bibliotheques de recherche au Canada. 2017. « L’ABRC reconnaît l’appui à la science ouverte déclaré par les ministres des Sciences du G7 » Ottawa. http://www.carl-abrc.ca/fr/nouvelles/reconnaissance-appui-science-ouverte-ministres-g7/

G7 Ministres des sciences. 2016. “Tsukuba Communiqué.” Tsukuba. http://www.g8.utoronto.ca/science/2016-tsukuba-en.pdf

G7 Ministres des sciences. 2017. “G7 Science Ministers’ Communiué.” Turin. http://www.g7italy.it/sites/default/files/documents/G7%20Science%20Communiqu%C3%A9_1.pdf

G7 Groupe de travail du G7 sur la science ouverte. 2017. “Annex 4: G7 Expert Group on Open Science.” Turin. http://www.g8.utoronto.ca/science/2017-G7-Annex4-Open-Science.pdf

G8 Science and Technology Ministers. 2013. “G8 Science Ministers’ Statement” London. http://www.g8.utoronto.ca/science/G8_Science_Meeting_Statement_12_June_2013.pdf

Gouvernement du Canada. 2016. Déclaration de principes des trois organismes sur la gestion des données numériques. Ottawa. http://www.science.gc.ca/eic/site/063.nsf/fra/h_83F7624E.html

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